
(de gauche à droite) Éric Marquis, Colin Saravanamuttoo, président et chef de la direction, Renée Rioux Marquis, Douglas Couture, Robert Harrison, président élu de l’Association des courtiers d’assurance du Canada, Marc Nadeau, Craig Taggart, agent du comité des prix de la division Atlantique Ouest, Mario Rossignol. (Photo prise par Charlie Turner).
Le 2 août 2015, les membres de la Patrouille canadienne de ski de Mont-Farlagne assuraient la prestation de services de secourisme lors des épreuves de course de 3, 5 et 10 kilomètres de la Foire Bayonne. Compte tenu de l’humidité, on avait l’impression qu’il faisait environ 28o C.
En répondant à un appel à l’aide, Éric Marquis découvrit un coureur assis sur une chaise à environ 50 mètres de la ligne d’arrivée. En s’approchant du coureur, il fit appel à une patrouilleuse, Renée Rioux Marquis, et lui demanda d’apporter une civière. Éric constata que le coureur donnait des signes de faiblesse. Sa tête était penchée vers l’avant et deux personnes le soutenaient pour éviter qu’il ne tombe de la chaise. En s’approchant davantage, Éric s’aperçut qu’il s’agissait d’un jeune à qui il avait donné des cours à l’école secondaire où il enseignait. Poursuivant son évaluation, Éric lui demanda ce qui se passait. Le patient ne pouvait répondre. Il était à bout de souffle et sa respiration était lourde.
Une des personnes qui le maintenait dans sa chaise était sa copine. Elle expliqua à Éric que son copain avait éprouvé un certain malaise au cours des derniers kilomètres. Éric prit son pouls et constata qu’il était anormalement élevé. Quant à sa respiration, elle était excessivement rapide. Éric en conclut que le patient souffrait d’hyperventilation. Il tenta de l’aider à ralentir sa respiration et demanda que l’on apporte la civière. La copine du patient versa de l’eau sur sa tête et son corps dans l’espoir de le rafraîchir. Elle lui offrit ensuite de l’eau avec de l’électrolyte. Quelques gorgées semblèrent lui faire du bien, mais il s’évanouit moins de 30 secondes plus tard. On l’étendit au sol et on souleva ses jambes. Éric demanda à un autre patrouilleur (Marc) d’appeler le 911 et de signaler la présence d’un patient inconscient souffrant probablement d’un coup de chaleur.
Le patient demeurait inconscient et son pouls était de 176 battements par minute. Son rythme de respiration était de 40 inspirations par minute et ses pupilles réagissaient très lentement. Éric demanda à sa copine, qui avait mentionné qu’elle était thérapeute respiratoire, de continuer à surveiller le pouls. Renée administra de l’oxygène avec un ballon-masque.
Comme l’état du patient continuait de se dégrader, on décida de recourir à un DEA et à de la glace. Tous s’affairaient autour du patient en attendant l’arrivée des services médicaux d’urgence. On plaça de la glace sous le cou du patient, dans ses aisselles et autour de son abdomen.
Quelques minutes plus tard, trois autres patrouilleurs, Mario Rossignol, Daniel Martin et Douglas Couture, arrivèrent sur les lieux. Mario prépara le DEA au cas où il faudrait l’utiliser.
Soudainement, le patient reprit connaissance. Dans un état très confus et se plaignant d’avoir froid, il voulait enlever le masque d’oxygène et se lever. On parvint à le calmer et on lui conseilla d’essayer de ralentir sa respiration. Quelques minutes plus tard, les services médicaux d’urgence arrivèrent et le patient fut aussitôt transporté à l’hôpital.
Quelques jours plus tard, la sœur du patient fit parvenir un courriel aux patrouilleurs. Elle expliqua que les reins de son frère avaient cessé de fonctionner et que son foi était mal en point. Il avait été huit jours aux soins intensifs et on avait informé sa famille que son était grave. Après un complet rétablissement, le médecin qui s’était occupé de lui a déclaré que sa vie aurait été gravement compromise s’il n’avait pas reçu les soins prodigués par suite de son évanouissement au bord de la route.
Félicitations à Éric Marquis, Renée Rioux Marquis, Marc Nadeau, Daniel Martin, Mario Rossignol et Douglas Couture.